L’Âme du Monde – Fête du Lac d’Annecy 2026

Le 1er août 2026, ARTEVENTIA imagine et réalise « L’Âme du Monde », une création monumentale de 70 minutes conçue spécialement pour la Fête du Lac d’Annecy.

Guidé par la voix de Maïk Darah, ce voyage en neuf actes traverse les époques, les cultures et les émotions humaines en faisant de la musique le véritable fil narratif du spectacle.

Dans le décor naturel du lac et des montagnes, pyrotechnie, lumière, effets aquatiques, drones pyrotechniques et scénographies flottantes se répondent au sein d’une même écriture. Plus qu’une succession de tableaux, L’Âme du Monde transforme la baie d’Albigny en une scène monumentale où chaque discipline contribue à une expérience immersive pensée autour du mouvement, du rythme et de l’émotion.

Je préfère cette version parce qu’elle pose tout de suite création monumentale + multidisciplinarité + narration, sans donner l’impression d’une simple liste de technologies.

Une nouvelle création pour la Fête du Lac

Le 1er août 2026, la baie d’Albigny devient une nouvelle fois le théâtre de l’un des plus grands spectacles pyrotechniques d’Europe. Après « Ôde à la Lune » en 2025, la Ville d’Annecy confie à nouveau à ARTEVENTIA la direction artistique et la réalisation de la Fête du Lac.

Pour cette nouvelle édition, Édouard Grégoire et le Bureau des Créations imaginent « L’Âme du Monde », un spectacle de 70 minutes dans lequel la musique ne se contente pas d’accompagner les images : elle devient la véritable narratrice de l’histoire.

À travers neuf actes, le spectacle propose une traversée sensible des époques, des cultures et des émotions humaines. Musique classique, œuvres orchestrales, bandes originales de films, créations contemporaines et chansons populaires se répondent pour composer une fresque universelle.

Dès l’origine du projet, l’ambition est claire : ne pas juxtaposer les disciplines, mais construire une seule écriture capable d’habiter tout le paysage. « À Annecy, on ne travaille pas seulement avec le ciel. Le lac, les montagnes, les reflets et les distances font partie du spectacle. L’enjeu est de faire disparaître les technologies derrière une seule expérience », explique Édouard Grégoire, directeur artistique d’ARTEVENTIA.

La musique comme langage universel

La bande-son réunit 34 œuvres, de John Miles à Hans Zimmer, de Karl Jenkins à Jean-Michel Jarre, en passant par Frank Sinatra, Indochine, Dalida, Juliette Armanet, ODESZA ou encore M83.

Chaque morceau ouvre un nouvel univers visuel. Les couleurs, les hauteurs d’effets, les mouvements sur l’eau et les évolutions lumineuses sont écrits en étroite relation avec la musique. L’ensemble forme une composition continue dans laquelle chaque discipline participe à la progression dramatique.

La comédienne Maïk Darah, notamment connue comme la voix française de Whoopi Goldberg, accompagne ce voyage. Sa voix relie les différents tableaux et invite les spectateurs à explorer les souvenirs, les rêves, les célébrations et les émotions qui façonnent notre rapport au monde.

Cette place donnée à la musique impose aussi un travail particulier sur le rythme. Sur 70 minutes, la puissance ne peut jamais être permanente. Il faut accepter les respirations, ménager les contrastes, laisser certaines images s’installer puis disparaître. « Si tout est spectaculaire en permanence, plus rien ne l’est vraiment. Il faut savoir construire des silences, des attentes et des ruptures pour donner du sens aux moments les plus forts », poursuit Édouard Grégoire.

Le lac transformé en scène monumentale

Pour « L’Âme du Monde », la baie d’Albigny est entièrement transformée en une scène à ciel ouvert.

Plus de 2,2 tonnes d’artifices sont réparties sur 104 plateformes installées sur le lac. Le spectacle représente 10 858 ordres de tir, synchronisés avec la bande-son, les effets aquatiques et les mouvements lumineux.

La scénographie s’étend du niveau de l’eau jusqu’au ciel. Cinquante-cinq jets d’eau, pouvant atteindre 30 mètres de hauteur, dessinent des architectures liquides devant le public. Quarante-quatre points lumineux sculptent l’espace tandis que dix-huit points de diffusion sonore enveloppent la baie.

Au-dessus du lac, 60 drones pyrotechniques prolongent l’écriture du feu. Emportant directement leurs effets dans le ciel, ils permettent de créer de nouvelles trajectoires, des cascades suspendues et des apparitions aériennes impossibles à obtenir depuis des postes de tir traditionnels.

Leur intégration répond à la même logique que le reste du spectacle : ne pas créer une “séquence drones” autonome, mais les faire entrer dans la composition générale. Leur mouvement, leur altitude et leur temporalité offrent un vocabulaire différent de celui de la pyrotechnie traditionnelle, et c’est précisément ce contraste qui enrichit l’écriture.

La Grande Dame et les vélos pyrotechniques

Parmi les éléments emblématiques de cette édition figure la « Grande Dame », une silhouette féminine de huit mètres de hauteur installée sur une structure flottante.

Évocation d’une cantatrice et incarnation symbolique de la musique, elle se déplace sur le lac et semble guider le spectacle. Sa présence introduit une dimension scénographique et presque théâtrale dans cet espace habituellement consacré au feu, à l’eau et à la lumière.

Huit vélos aquatiques et pyrotechniques parcourent également la surface du lac. Leurs déplacements apportent du mouvement au premier plan du spectacle et créent un dialogue inédit entre les interprètes, l’eau et les effets pyrotechniques.

Ces nouveaux dispositifs permettent d’investir toutes les dimensions de la baie : la surface du lac, les structures flottantes, les fontaines, le ciel et les reliefs environnants deviennent les différentes strates d’une seule et même composition.

« Ce sont souvent ces éléments inattendus qui donnent une personnalité à un spectacle. Une idée simple, bien intégrée, peut provoquer autant d’émotion qu’un dispositif techniquement très impressionnant », souligne Édouard Grégoire. Cette recherche d’équilibre entre innovation, poésie et lisibilité traverse toute la création.

Une création collective de très grande ampleur

Derrière les 70 minutes de spectacle se cachent plusieurs mois de conception, des milliers d’heures de préparation et un important dispositif humain et technique.

La direction artistique est assurée par Édouard Grégoire, avec Gabriel Legrand à la direction technique et Julien Delaveau au suivi du projet. ARTEVENTIA réunit autour de cette création les équipes de GB4D, Aquatique Show, Câbles et Cie, Magic Drone et Cardinali Group.

Chaque partenaire apporte son expertise afin de faire converger pyrotechnie, machinerie flottante, effets aquatiques, lumière, son et technologies aériennes dans une réalisation parfaitement synchronisée.

La production nécessite plusieurs semaines de montage et de démontage sur le lac. À l’échelle de l’événement, près de 2 000 personnes sont mobilisées le jour de la représentation pour accueillir le public, assurer la sécurité et permettre le bon déroulement de la soirée.

Cette dimension collective est essentielle. Un spectacle multidisciplinaire ne peut fonctionner que si les différentes expertises sont pensées suffisamment tôt comme les composantes d’un même projet. « La création n’est pas un empilement de départements qui interviennent les uns après les autres. Il faut que la technique, la lumière, l’eau, les drones, la musique et la scénographie puissent dialoguer dès la conception », explique Édouard Grégoire.

Une tradition née sur les eaux du lac

La Fête du Lac trouve son origine dans la grande fête vénitienne organisée en 1860 pour célébrer la venue de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie, au lendemain du rattachement de la Savoie à la France.

Depuis, cette tradition a évolué en intégrant les différentes transformations de l’art pyrotechnique, de la lumière et du spectacle vivant. Chaque édition donne naissance à une œuvre originale spécialement conçue pour le lac d’Annecy et son environnement exceptionnel.

Avec « L’Âme du Monde », ARTEVENTIA poursuit cette histoire tout en renouvelant le langage de la Fête du Lac. Le spectacle ne repose plus uniquement sur la puissance du feu, mais sur la rencontre de plusieurs disciplines réunies au service d’un même récit.

Entre lac et montagnes, pyrotechnie et technologie, voix et musique, cette création transforme pendant 70 minutes le paysage annécien en une scène monumentale dédiée à l’émotion collective.

Et c’est peut-être là que réside le véritable défi de cette édition : faire oublier, le temps du spectacle, l’ampleur des moyens techniques mobilisés pour ne laisser au public qu’une seule impression — celle d’un monde qui prend vie devant lui.

Crédits photos : Julien Batard, Frédéric Lepla et Arthur Lepla

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