ARTEVENTIA et les spectacles de Peur sur le Parc

À l’occasion de Peur sur le Parc 2025, ARTEVENTIA intervient sur plusieurs secteurs du Parc Astérix avec des créations et effets intégrés aux différents univers de la saison.

Spectacle son et lumière sur OzIris, effets de flammes et de fumées dans les scare zones, dispositifs spéciaux autour du lac et sur Cyrius : chaque intervention est pensée pour renforcer l’immersion et accompagner la mise en scène, sans jamais faire de la technologie une fin en soi.

ARTEVENTIA et les spectacles de Peur sur le Parc

Chaque automne, le Parc Astérix change de visage. À la tombée de la nuit, les attractions, les allées et les décors familiers deviennent le terrain de jeu d’un univers beaucoup plus sombre, où les visiteurs ne se contentent plus de regarder : ils avancent au cœur d’une expérience faite de ruptures, de sons, de flammes, de fumées, de lumières et d’apparitions.

Pour l’édition 2025 de Peur sur le Parc, ARTEVENTIA intervient sur plusieurs secteurs du parc et accompagne différentes expériences nocturnes, du spectacle projeté sur la façade d’OzIris aux effets spéciaux intégrés aux scare zones et aux spectacles du parc.

Cette diversité de formats est précisément ce qui rend le projet intéressant. Ici, il n’existe pas une seule scène, ni un seul langage. Chaque espace impose ses propres règles et sa propre écriture.

OzIris, quand l’attraction devient scène

Parmi les temps forts des nocturnes 2025, le spectacle d’OzIris transforme la façade de l’attraction emblématique en véritable support de création. Le Parc le présente comme l’un des grands rendez-vous de fin de soirée, avec un spectacle son et lumière projeté directement sur l’univers égyptien de l’attraction.

ARTEVENTIA y développe une écriture mêlant son, lumière, mapping vidéo et effets aquatiques, dans une mise en scène pensée pour exploiter les volumes, les lignes et l’identité visuelle du lieu.

« Ce que j’aime dans ce type de projet, c’est que nous ne construisons pas une scène devant l’attraction. L’attraction est déjà la scène. Il faut partir de son architecture, de son univers et de la manière dont le public la connaît pour réussir à la transformer sans la dénaturer », explique Édouard Grégoire, directeur artistique d’ARTEVENTIA.

L’enjeu n’est donc pas seulement de projeter des images ou d’ajouter de la lumière. Il faut faire évoluer la perception du décor, créer des ruptures, des montées en puissance et des transitions capables de donner à l’attraction une autre présence une fois la nuit tombée.

Des effets spéciaux au cœur de l’action

Ailleurs dans le parc, le rapport au public change complètement.

Dans les scare zones et certains spectacles de Peur sur le Parc, les visiteurs évoluent au milieu de l’action. Les effets ne sont plus regardés à distance : ils surgissent à quelques mètres, accompagnent les personnages, prolongent une scène ou transforment brutalement l’atmosphère d’un lieu.

ARTEVENTIA intervient notamment avec des effets de flammes, de fumées et d’ambiance, intégrés à différents secteurs de l’événement.

En 2025, le Parc introduit également le Camp des Lames d’Acier, une nouvelle zone de terreur en nocturne articulée autour de deux spectacles, Le Dernier Brasier et Brakkor : L’Affrontement, dans un univers où combats, feu et atmosphères industrielles occupent une place centrale.

Dans ce type d’environnement, la technologie doit presque s’effacer.

« Une scare zone fonctionne à l’inverse d’un spectacle frontal. Le visiteur n’est pas assis, il se déplace, il se retourne, il peut être surpris depuis plusieurs directions. L’effet doit donc sembler appartenir naturellement au décor et à l’action. Si le public commence à chercher le dispositif technique, on perd une partie de l’immersion. »

Cette recherche d’invisibilité est essentielle. Une fumée peut masquer une perspective. Une flamme peut faire basculer l’ambiance en une fraction de seconde. Un déclenchement peut détourner le regard et préparer une apparition ailleurs. L’effet spécial devient alors moins un objet spectaculaire qu’un véritable outil de narration.

Du lac à Cyrius, plusieurs langages pour un même événement

L’intervention d’ARTEVENTIA ne se limite pas à OzIris ou aux scare zones.

Les équipes participent également à d’autres dispositifs de Peur sur le Parc, notamment au niveau du spectacle du lac et sur Cyrius, avec des effets spéciaux intégrant flammes, fumées et effets atmosphériques.

Chaque secteur impose une écriture différente.

Au bord du lac, l’espace, la distance et les reflets permettent une approche plus ample, plus scénique. Sur Cyrius, les effets doivent au contraire se fondre dans l’action et accompagner le rythme d’un spectacle vivant. Dans les scare zones, la proximité avec le public impose une tout autre manière de travailler la surprise et le déclenchement.

« C’est justement cette diversité qui rend les projets de parc passionnants. On peut utiliser des technologies proches mais devoir les penser totalement différemment selon le lieu, la distance avec le public, le rythme ou l’histoire racontée. »

Cette capacité d’adaptation est au cœur du travail d’ARTEVENTIA dans les parcs à thème.

Créer pour un spectacle qui doit vivre

À la différence d’un événement joué une seule fois, les dispositifs de Peur sur le Parc doivent fonctionner soir après soir, parfois pendant plusieurs semaines.

En 2025, le Parc organise 12 nocturnes entre octobre et novembre. Chaque dispositif doit donc conserver son impact tout en répondant à des contraintes fortes de sécurité, de maintenance, de répétabilité et d’exploitation.

Cela change profondément la manière de concevoir un effet.

Une idée spectaculaire n’a de valeur que si elle peut être répétée, contrôlée et intégrée au fonctionnement général du parc. La création artistique et la réalité opérationnelle avancent donc ensemble dès les premières étapes.

« Dans un parc, une bonne idée doit aussi être une idée exploitable. Il faut penser à la sécurité, aux cycles, aux équipes, à la maintenance, à la façon dont le public va circuler. La création ne peut pas être séparée de l’exploitation. »

Peur sur le Parc illustre ainsi une facette particulière du savoir-faire d’ARTEVENTIA : celle d’une maison capable d’intervenir sur plusieurs formats au sein d’un même événement, du spectacle monumental à l’effet de proximité, du mapping aux effets atmosphériques, de la façade d’une attraction au cœur même d’une scare zone.

Le langage change.

L’objectif, lui, reste le même : faire oublier la technologie pour laisser place à l’expérience.

Crédits photos : Frédéric Lepla

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