Le feu des arts, un événement artEventia

A l’occasion de la sortie du livre de Kevin Salatino, Art incendiaire (éditions Macula, 2015)

Temps forts programmés :

Le Mercredi 28 janvier à 19h30 – Espace éditeurs artgenève – Stand B12

Le Jeudi 29 janvier à 15 h — Les arts du feu : rencontre
Discussion animée par Véronique Yersin avec les artificiers Gilles Renaud, Gabriel Legrand
(Arteventia) et Pierre Alain Beretta à l’occasion de la sortie du livre de Kevin Salatino, Art incendiaire –
La représentation des feux d’artifice en Europe au début des Temps modernes (éditions Macula, 2015).
Dans cet ouvrage, riche d’une iconographie spectaculaire, l’auteur montre que les feux d’artifice
étaient porteurs d’une pluralité de sens, parmi lesquels une manifestation du politique, de la
poétique et de l’érotique. L’édition de tête de cet ouvrage, enrichie d’une sérigraphie originale
d’Hugues Reip, sera présentée dans ce cadre en présence de l’artiste.

Le jeudi 5 février à 20h00 – Galerie Agnès B – 44 rue Quincampoix – Paris

Attention performance éphémère – Soyez à l’heure !

Kevin Salatino
Art incendiaire
La représentation des feux d’artifice en Europe au début des Temps modernes
Collection : Patte d’oie
Auteur :
Kevin Salatino
Traducteurs :
Alexandre Nguyen Duc Nhuân, Sophie Yersin Legrand

Grandioses, sublimes, magnifiques, mais aussi effrayants, bruyants et parfois ratés, les feux d’artifice sont surtout éphémères. Dès lors, il convient de trouver une manière de les figer.

La première partie de l’ouvrage de Kevin Salatino aborde la représentation des feux d’artifice, éléments paroxystiques des fêtes du XVe au XVIIIe siècle en Europe. Hautement politiques, ils sont l’instrument de rayonnement de la puissance des États, mais leur valeur de propagande tient moins dans le spectacle lui-même que dans sa « traduction » sous forme de gravures, dessins, livres illustrés ou peintures. Ceux-ci, comptes rendus, fastueux et luxuriants de détails, disséminés à travers l’Europe, s’avéraient particulièrement efficaces pour immortaliser l’événement. C’est sur cette riche documentation que se penche l’auteur, décryptant pour nous l’extraordinaire variété des langages formels développés par les artistes afin de saisir le volatile, le fugace, l’éphémère.

L’auteur consacre la seconde partie d’Art incendiaire aux feux d’artifice et à la théorie du sublime codifiée par Edmund Burke au milieu du XVIIIe siècle. La peur (attisée par les bruits épouvantables des explosions), mêlée au plaisir suscité par ces œuvres d’art et leur magnificence, provoque le sublime. Comment, dès lors, ne pas rapprocher les feux d’artifice des éruptions volcaniques, terrifiantes mais si magnifiques, pourvoyeuses de sublime ? La littérature aussi a usé de l’artifice et de son feu et nombreux sont les écrivains qui, comme Goethe, en ont pris prétexte pour éveiller l’idée érotisante d’explosion extatique.

Kevin Salatino montre ainsi qu’au début des Temps modernes, en Europe, les feux d’artifice étaient porteurs d’une pluralité de sens, parmi lesquels une manifestation du politique, de la poétique et de l’érotique.

Kevin Salatino écrit Art incendiaire. La représentation des feux d’artifice en Europe au début des Temps modernes en 1997, alors qu’il est conservateur du Département des arts graphiques au Getty Research Institute. Il prendra ensuite en 2000 la tête du Département des imprimés et des dessins au Los Angeles County Museum of Art, puis en 2009 du Bowdoin College Museum of Art de Brunswick (Maine) avant de devenir, en 2012, directeur des Art Collections du Huntington Library, Art Collections and Botanical Gardens, à San Marino (Californie), poste qu’il occupe aujourd’hui.

Plus d’information sur le site des éditions Macula